Bonjour.
Avant de rentrer dans le vif du sujet je vais essayer de planter le contexte. Le projet consiste donc à fédérer un ensemble de systèmes d’information. Il s’agit des systèmes d’information d’établissement jouissant d’une autonomie importante. Le directeur de l’établissement est maître de ces choix et de son budget. Le DSI de chacun d’entre eux est seul en charge de son Système. La convergence se fait par la volonté commune de convergence. La politique de décision nous importe peu. Le point qui nous intéresse est que lorsqu’une décision de convergence est prise l’ensemble des acteurs s’engage (même s’il est contre) à la mettre en oeuvre.
Dans ce cadre, il semble évident qu’il n’est pas question de remplacer les différents systèmes d’information par un système central partagé. Techniquement parlant vu que chacun reste maître à bord chez lui, il peut être tentant de cloisonner les différents systèmes. Et de définir pour chacun d’entre eux un point de visibilité.
Vu que nous parlons ici d’urbanisme, je vais faire quelques analogies.
Lorsqu’on parle d’urbanisme, on pense aussitôt à la notion de ville. Dans notre contexte, on peut considérer que chaque établissement est une ville et qu’il possède son plan d’urbanisme. C’est effectivement ainsi que cela se présente. La problématique qui nous intéresse est tout autre. Nous n’avons pas à faire à l’organisation d’une ville, mais d’un territoire bien plus vaste qui inclut un grand nombre de cités.
Que serait cette notion de point de visibilité dans l’aménagement d’un territoire ?
Nous en avons un exemple partiel avec le tunnel sous la manche. Deux territoires définissent un terminal au bout du tunnel. Que ce soit des transports de personnes, de marchandise, de courriers, etc., les deux territoires mettent en place l’infrastructure jusqu’au terminal et le tout est transporté dans le tunnel selon le même protocole. Les terminaux du tunnel sous la manche définissent de fait ce qui peut passer ou pas d’un territoire à l’autre.
Dans le cadre qui nous intéresse, cela revient à exposer sur ce point de présence les services que propose le système d’information à l’extérieur, ainsi qu’une image (un proxy) des services extérieurs que le système utilise.
Cette approche est séduisante. Car elle préserve le cloisonnement des systèmes. Mais elle a aussi ses inconvénients. Sa mise en oeuvre demande un travail important et l’évolution n’est pas très évidente. Une application A du système 1 communique avec l’application B du système 2. Pour cela, l’application A doit mettre en oeuvre un canal de communication avec le point de présence du système 1 pour cet échange. Les points de présence doivent être capables d’assurer cet échange. L’application B doit mettre en place un canal avec le point de présence du système 2. Le nombre d’acteurs est donc important. Autre inconvénient dans ce cas, il est impossible d’avoir une application centrale commune à tous. Chacun étant cloisonné dans son Système.
Je ne débattrais pas plus avant de cette approche dont les tenants et les aboutissants sont nombreux. Je dirais simplement que ce n’est pas ce qui a été retenu dans notre projet. Je l’ai évoqué, car il me semble important dans la recherche de notre solution de connaître diverses approches même si nous ne les avons pas retenus.
Nous avons donc écarté la centralisation complète, ainsi que le cloisonnement total. Il ne nous reste que l’ouverture.
Pour reprendre l’analogie territoriale, nous avons à faire ici à une communauté d’agglomérations. Chacune a son propre plan d’urbanisme, toutes participent aux décisions de convergence. Cela implique la mise en place de plan commun de communication comme un réseau de transport en commun unique ou plusieurs réseaux concertés. Ou encore la mise en place d’infrastructure commune. Chaque service d’une ville communique avec ses partenaires de la communauté d’agglomération. Certains de ces partenaires sont des services centraux, d’autres des services locaux de la même ville, d’autres encore des services locaux d’une autre agglomération de la communauté.
En terme d’urbanisme de système d’information, c’est l’approche qui a été retenue pour notre projet. Les applications d’un système d’information de la fédération doivent pouvoir communiquer avec n’importe quel partenaire de la communauté.
A+JYT